Nissan avoue avoir falsifié les données d’émission de polluants

 

Le constructeur automobile Nissan a reconnu que la plupart de ses usines au Japon ont employé des méthodes inappropriées de contrôle des émissions polluantes des véhicules fabriqués.

Nissan Motor a annoncé lundi avoir mal mesuré les émissions polluantes et les économies de carburant de 19 modèles de véhicules vendus au Japon faute d’avoir respecté les normes en vigueur dans le pays, ce qui constitue la deuxième faille repérée en moins d’un an dans les procédures de contrôle du constructeur japonais.

Des rapports fondés sur des « mesures altérées »

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Nissan a reconnu avoir falsifié des contrôles de pollution au Japon.

Les mesures des performances concernant les émissions de gaz d’échappement et des tests d’économie de carburant n’ont pas été effectuées conformément au protocole prescrit, et les rapports d’inspection ont été fondés sur des valeurs de mesure altérées, a expliqué le constructeur dans un communiqué.

Nissan, partenaire de Renault, n’a pas précisé dans ce document le nombre de véhicules concernés ni la durée, en mois ou années, durant laquelle ces méthodes illégales ont été employées.

Des personnes non-certifiées

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NISSAN GT-R NISMO

A la demande des autorités, Nissan a été forcé depuis septembre dernier de conduire des inspections sur la façon dont sont ou ont été contrôlés ses véhicules, après avoir dû reconnaître que des personnes non-certifiées apposaient leur signature sur des documents de tests.

Durant cette enquête interne, sont apparues les autres pratiques répréhensibles dont le groupe a fait état lundi au ministère japonais des Transports avant de prévenir la presse.

Les véhicules, « hormis les modèles GT-R », sont cependant en eux-mêmes conformes aux normes de sécurité japonaises et leurs émissions gazeuses correspondent aux spécifications du catalogue, « ce qui signifie qu’il n’y a pas d’erreurs dans les chiffres d’économie de carburant divulgués par Nissan«  aux clients.

Pour le modèle de sport GT-R, Nissan n’a pas précisé dans le communiqué quel était le problème rencontré.

Le plus d’Aktu: Nissan a déjà admis en octobre dernier que des inspecteurs non agréés avaient pendant des décennies signé les certificats définitifs de modèles vendus au Japon. Le constructeur avait alors été contraint de rappeler 1,2 million de véhicules, dont la totalité de ses voitures de tourisme produites au Japon au cours des trois dernières années.

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